Halar'abres en Grèce!
Publié le 29 Mai 2012
S'il y a bien là un mot que nous nous devons de retenir suite à notre passage en Grèce, c'est "HALARA"! Ce mot, qu'on pourrait traduire par "relax, pas de soucis, prendre son temps pour boire une grand café frappé et se balader en bord de plage" décrit plutôt bien l'esprit grec. C'est dans cet esprit des plus accueillants que nous venons de passer 2 semaines en Grèce, à Thessaloniki et ses environs.
Avant d'arriver dans la 2eme plus grande ville de Grèce, une halte s'est imposée dans le sublime paysage des Météores: d'impressionantes masses rocheuses grises portent des monastères chrétiens orthodoxes en leur somment. Avis aux amateurs de randonnée!
Un petit aperçu du paysage laissé par l'érosion de ces rochers, les Météores
Nos 2 semaines passées à Thessaloniki ont été ponctuées de visites de systèmes agroforestiers, traditionnels pour la plupart. Ces visites on été articulées par les Pr et Dr Kostas Manzas et Ioannis Ipsikoudis, du département Forêt et Espaces Naturels de l'université Aristote de Thessaloniki. Très attachés à la préservation des paysages naturels, au maintien des arbres et du sylvospastoralisme, c'est une nouvelle vision de l'abre que nous avons découverte à leur côté: un abre, aussi vieux soit-il, n'est jamais là par hasard. Intégré dans son écosystème, il est aussi le reflet des moeurs et traditions locales: l'arbre a un rôle historique de protection des populations, de garde manger tant pour l'homme que l'animal, est utilisé tant pour la médecine traditionnelle des anciens que pour l'ouvrage et le chauffage. Voir notre article : "Les arbres dans l'histoire de la Macédoine"
De gauche à droite: Pr Manzanas, Anton le fermier et Pr Ipsikoudis, savourant un raki (nous y avons été contraintes également...)
Nous avons parcouru la Macédoine afin d'observer les diverses associations d'arbres. Sur la photo ci-dessous, vous pouvez observer l'exemple des lignes de peupliers qui sillonent le plaine. Le peuplier, abre qui adore l'humidité, recrée ici un micro-climat (-2°C par rapport à la température environante), favorable à la culture du pois.

Séance d'observation de lignes de peupliers associés à des cultures de pois
Les systèmes sylvopastoraux ont une grande importance dans la gestion des forets de montagne. Le pâturage par le bétail entretient la végétation et diminue les risques d'incendie, surtout dans les zones plus sèches. Les forets appartiennent à l'Etat pour 95% des surfaces, et sont louées aux éleveurs. L'élevage est encore très traditionnel, mais il n'existe encore pas de plan de gestion globale des ressources et il est difficile d'équilibrer le chargement du bétail.
Chèvres surveillées par le berger (qui fait la sieste à l'ombre)
Le seul système agroforestier moderne que nous avons pu observer a été implanté par les collaborateurs de l'association française d'agroforesterie. Un partenariat avec un seul agriculteur, Anton, a été établi sur une parcelle céréalière en 2003.
Sur le champ d'Anton, première parcelle agroforestière moderne de Grèce : noyers, cerisiers et blé
Nous avons également profité de notre séjour à Thessaloniki pour admirer les magnifiques églises orthodoxes, comme celle bâtie en l'honneur du martyr St Dimitrios. Quelques vestiges du passé ont également survécu dans cet univers récemment construits d'immeubles. Nous en avons également profité pour aller saluer les Dieux (et les arbres) du Mont Olympe lors d'une randonnée improvisée, qui s'est soldée par notre premier camping sauvage!
Ancienne Agora remise au jour, Thessaloniki
Après avoir fait le tour de la Macédoine, nous partons sur les chemins bulgares et roumains, a la découverte d'un paysage agricole encore marqué par l'ancien système communiste.